• Le jardin au naturel (1)

    A partir des éléments qu'Emmanuel Jarny nous a fournis lors de la conférence-débat du 8 avril, nous allons entreprendre une série d'articles pour vous apprendre à devenir un bon éco-jardinier ou vous prouver que vous l'êtes déjà.

    Rappelons qu'Emmanuel Jarny est responsable du projet du site de la Maison de la Vie Rurale à La Flocelière (85) pour tout ce qui concerne les jardins de cet établissement. On peut le rencontrer les dimanches et jours fériés, du 1er mai au 13 septembre, sur place (voir les activités proposées en 2010 sur le site de la Maison de la Vie Rurale).

    plan d'accès à la Maison de la Vie Rurale

    Avant d'aborder les méthodes de jardinage écologique, Emmanuel Jarny a insisté sur les impacts du jardinier sur son environnement avec des conséquences loin d'être négligeables. Trois constats majeurs peuvent être relevés :

    1 - Erosion de la biodiversité :
    . par homogénéisation des paysages et des cultures : Chaque année entre 0,5 et 1,5 % des espèces (aussi bien faune que flore) disparaissent.
    . par l'utilisation massive d'espèces exotiques (il n'y a qu'à regarder dans notre jardin, notre pelouse pour nous en convaincre).
    . par l'utilisation abusive de pesticides (pudiquement appelés 'produits phytosanitaires') issus de la chimie (désherbants, fongicides, insecticides). Rappelons que Le Grenelle de l'environnement a retenu comme objectif la réduction en moyenne de 50% des quantités de pesticides utilisés, si possible d'ici 2018 (à moins qu'on ai reculé également sur cet objectif...).

    Rappelons que 2010 a été déclarée "Année de la Biodiversité" par les Nations Unies.
    Quelques liens pour approfondir (liste non-exhaustive) :
    - Ligue ROC
    - Education à l'environnement
    - Wikipédia
    - Biodiversité
    - Institut Français de l'Environnement (rapport sur la biodiversité)

    2 - Déterioration de la ressource en eau :
    . par gaspillage de l'eau : utilisation de plantes gourmandes en eau, arrosage des  pelouses (sans oublier qu'il s'agit assez souvent d'eau potable dont le traitement coûte cher)
    . par pollution de l'eau par les pesticides notamment les désherbants utilisés dans les jardins à haute dose (eau de surface et souterraines sont concernées)
    . par l'imperméabilisation des surfaces : allées bétonnées ou goudronnées par exemple qui favorisent un écoulement rapide des eaux de pluie dans le réseau vers la mer, privant la nappe phréatique d'une partie de ses sources de réapprovisionnement.

    Quelques liens pour approfondir (liste non-exhaustive) :
    - Eau France
    - Wikipédia
    - Economie d'eau
    - Institut Français de l'Environnement
    - CNRS (dossier "l'eau douce")

    3 - Banalisation des paysages :
    . par une perte de repères identitaires de nos territoires : chaque région a ses pratiques et ses cultures adaptées (qui ont été éprouvées par le sens de l'observation des anciens). Par exemple, les haies ont un rôle majeur dans l'absorption de l'eau en excédant, elle sert de refuges à un grand nombre d'animaux 'régulateurs' (rapaces, reptiles, oiseaux divers...).
    . par la standardisation des espaces et des espèces : 75 % des espèces comestibles ont disparu en un siècle, obligation de créer des 'conservatoires' d'espèces menacées.

    Quelques liens pour approfondir (liste non-exhaustive) :-
    - Agrobiosciences
    - Wikipédia (habitat)
    - Wikipédia (catalogue officiel des espèces)

    Dans un prochain article, nous parlerons plus en détail des pesticides et de la réglementation.


    Tags Tags : , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :